Affaire Lyhanna : ce que révèle le pré-rapport d’inspection
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Le pré-rapport d’inspection diligenté conjointement par le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice a été remis au Premier ministre lundi 22 juin. Il a été rédigé par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et l’Inspection générale de la justice (IGJ), à l’issue d’une trentaine d’entretiens.
Le rapport porte principalement sur le traitement de la plainte pour viol sur mineur déposée par la mère d’une jeune fille de 10 ans, en août 2025. Elle dénonçait des viols répétés commis entre septembre 2024 et mai 2025, au domicile de Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna.
La plainte a d’abord été transmise au parquet de Toulouse avant d’être transférée à celui d’Auch. Le rapport pointe « le professionnalisme », « le respect de délais contraints » ainsi que « la mise en application des directives tant nationales que locales ».
Il met toutefois en évidence une absence de contact entre les deux parquets et déplore que le dossier ait été transmis par courrier plutôt que par voie dématérialisée.
Les antécédents du suspect n’ont pas non plus été pris en compte, alors qu’ils avaient été « bien identifiés par la brigade de gendarmerie de Plaisance-du-Touch ».
Enfin, le principal dysfonctionnement révélé concerne le traitement de la plainte une fois arrivée au parquet d’Auch. Celle-ci aurait été traitée « comme une procédure ordinaire ». Un cumul de perte de temps et une absence de suivi de la procédure ont été identifiés.
Le Premier ministre a annoncé sur X que « la chaîne de protection a failli » en raison d’une « succession d’erreurs, de négligences, d’inaction et de mauvaises décisions ».
Depuis le réexamen des 70 000 plaintes ordonné par le ministre de la Justice, 134 personnes auraient été placées en détention provisoire.