Le groupe co-présidé par la députée LFI Sophia Chikirou au Conseil de Paris a annoncé, jeudi 11 juin, avoir adressé un signalement au procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Paris. Ce signalement met en cause la « responsabilité pénale » de la Ville de Paris dans le cadre du scandale des violences sexuelles survenues dans le périscolaire. 

Dans un communiqué, le groupe Nouveau Paris populaire précise que le signalement porte davantage sur les circonstances ayant entouré les violences notamment « la connaissance ancienne du risque » et les « défaillances dans son traitement » et non sur les « violences elles-mêmes ». 

Le groupe indique également qu’un rapport de l’inspection générale de la ville, datant de juin 2015, serait resté « sans effet ». 

Selon la députée, « plusieurs infractions pénales semblent avoir été commises : non dénonciation de mauvais traitements et d’atteintes sexuelles sur mineurs, possible violation de l’obligation de signaler aux autorités […] ». 

Depuis le début de l’année 2026, 132 animateurs ont été suspendus dont 52 pour « suspicion de violences sexuelles ou sexistes ». Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a également annoncé la mise en œuvre d’un plan de 20 millions d’euros pour le périscolaire, ainsi que la création d’une commission d’enquête indépendante.