Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), après avoir annoncé son intention de quitter l’institution il y a près d’un an, aux côtés du Mali et du Burkina Faso. 

Ce retrait prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la réception de la notification. Jusqu’à cette date, le Niger demeure tenu de coopérer avec la CPI. 

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont dirigés par des autorités militaires arrivées au pouvoir à la suite de coups d’Etat. Ces Etats revendiquent une politique souverainiste et ont créé la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). 

La CPI a déclaré regretter « toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves ». 

Créée en 2002, la CPI est compétente pour poursuivre les auteurs de crimes les plus graves, lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire elles-mêmes. Elle compte aujourd’hui 125 Etats parties, parmi lesquels ne figurent pas les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou encore Israël.