Trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), visés par des sanctions de l’administration de Donald Trump, ont annoncé, mercredi 24 juin, porter plainte contre le président américain et d’autres hauts responsables de son administration. 

La plainte, déposée à New York, dénonce l’exercice d’une « pression extrajudiciaire » de la part du président américain, du secrétaire d’Etat, Marco Rubio et du secrétaire au Trésor, Scott Bessent.  

Les trois juges estiment également que ces sanctions visent à les « punir » et qu’elles s’apparentent à « une peine de mort financière ». 

En effet, plusieurs magistrats de la CPI ont été visés par des sanctions de l’administration Trump, leur interdisant l’entrée sur le territoire américain et bloquant toute transaction immobilière ou financière avec la première puissance mondiale. Ces mesures avaient été prises en réaction au mandat d’arrêt émis contre le Premier ministre israélien, accusé de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » commis à Gaza. 

Créée en 2002, la CPI est compétente pour poursuivre les auteurs de crimes les plus graves. Elle compte aujourd’hui 125 Etats parties, parmi lesquels ne figurent pas les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou encore Israël.