Dans le cadre de l’affaire Lyhanna, l’exécutif, par la voix de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a évoqué des « dysfonctionnements » ainsi qu’un « manque de bon sens » dans le traitement du dossier. Il a qualifié la situation d’« échec ».

Ces déclarations interviennent après la découverte, le 4 juin dernier, du corps de Lyhanna, une collégienne âgée de 11 ans. Le principal suspect dans cette affaire avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour viol sur mineure.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé avoir demandé aux procureurs généraux de « reprendre l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants ». Cette opération concernerait environ 70 000 dossiers et devrait être menée à bien d’ici au 14 juillet.

Le garde des Sceaux a également indiqué que des sanctions pourraient être envisagées à l’encontre de magistrats du parquet si des manquements étaient constatés.

Parallèlement aux annonces gouvernementales, plusieurs responsables politiques ont formulé des propositions visant à améliorer le traitement judiciaire des plaintes pour violences sexuelles commises sur des mineurs.

Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle de 2027, propose notamment la création d’une « cour disciplinaire de la magistrature ». Cette juridiction serait chargée de prononcer des sanctions en lieu et place de l’actuel Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Selon lui, le dispositif actuel ne serait pas suffisamment efficace. Dominique de Villepin, quant à lui, propose la création d’un parquet « spécialisé sur les violences faites aux femmes et aux enfants ».