Un second rapport d’inspection diligenté dans le cadre de l’affaire Lyhanna, publié le 16 juillet, conclut que l’enquête sur une plainte pour viol sur mineure visant Jérôme Barella « a pâti d’un manque de moyens » et de « délais manifestement excessifs ». 

Il examine les conditions dans lesquelles cette plainte, déposée en 2022 contre Jérôme Barelle, a été traitée.

L’Inspection générale de la justice (IGJ) précise que, « si les actes d’enquête ont été réalisés avec célérité, l’audition de la victime n’a pas été effectuée selon les préconisations ministérielles, faute de moyens à disposition des enquêteurs du commissariat de Béthune à cette époque ». 

Le rapport relève également que l’officier de police judiciaire (OPJ) ayant auditionné la jeune fille de 9 ans n’avait « pas suivi de formation relative à l’audition des mineurs victimes ». 

Il souligne par ailleurs que l’examen psychologique a été réalisé par un psychologue non inscrit sur les listes d’experts. Après la remise de son rapport, « le dossier a perdu son caractère urgent et prioritaire ». 

Enfin, le rapport insiste sur « la nécessité pour les magistrats, en matière de viols ou d’agressions sexuelles sur mineur, de disposer du temps nécessaire pour prendre personnellement connaissance de la procédure et se questionner sur l’analyse que peuvent en faire les autres intervenants de la procédure, pour ne pas s’en remettre totalement aux OPJ ». 

Jérôme Barella a été mis en examen le 15 juillet pour viol sur mineure de moins de 15 ans et meurtre.  

Retrouvez ici le second rapport d’inspection.