Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’il n’entendait pas recourir à une loi spéciale pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2027. 

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a réuni le comité d’alerte sur les finances publiques, mardi 7 juillet. 

Ce choix implique que l’exécutif entend privilégier les procédures constitutionnelles ordinaires pour faire adopter le budget. Il pourra notamment engager sa responsabilité sur le texte en application de l’article 49.3 de la Constitution ou utiliser les ordonnances prévues à l’article 47. Dans les deux cas, le Premier ministre s’expose au risque d’être renversé si une motion de censure est déposée puis adoptée.  

Pour rappel, en 2025 comme en 2026, les deux gouvernements précédents ne sont pas parvenus à faire adopter le projet de loi de finances avant le 31 décembre, faute de majorité. 

Sébastien Lecornu a toutefois estimé qu’une absence de budget adopté à la fin de l’année 2026 « conduirait à un déficit à 6 % ou 7 % » du PIB, contre un objectif de 5 % pour cette année.