Ouverture du procès de la « martyre de l’autoroute A10 »
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À Blois, à la cour d’assises du Loir-et-Cher, s’est ouvert ce lundi 2 novembre le procès des parents d’Inass, surnommée la « petite martyre de l’A10 », retrouvée sans vie au bord de l’autoroute A10 en 1987, soit trente-neuf ans après la découverte du corps.
La mère est jugée pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner », et le père pour « complicité » des mêmes faits.
Ce mardi, les enquêteurs sont entendus à la barre.
Ce procès s’ouvre presque quarante ans après les faits pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, l’anonymat et l’échec des premières recherches : le corps a été retrouvé en 1987, mais pendant trente ans, malgré les enquêtes et les appels à témoins, personne ne s’est manifesté pour réclamer l’enfant, dont l’identité est restée un mystère.
Ce n’est qu’en avril 2017 qu’un profil génétique prélevé sur l’un des frères de la victime, interpellé dans une affaire de violences, correspond aux traces d’ADN retrouvées sur la couverture bleue enveloppant le corps de l’enfant. En juin 2018, les parents d’Inass sont arrêtés.
De 2018 à 2026, de nombreux recours et batailles juridiques ont eu lieu, notamment concernant les chefs d’accusation. De nombreux recours ont été déposés par la défense et le parquet a contesté l’ordonnance de mise en accusation, ce qui a ralenti la procédure. Il a fallu attendre septembre 2024 pour que la Cour de cassation valide définitivement les chefs d’accusation et ouvre la voie à la tenue du procès en cour d’assises.
Le procès se tient jusqu’au 18 novembre 2026.