Ce mardi 3 novembre, la pétition appelant à « supprimer CNews de l’audiovisuel français » a dépassé les 700 100 signatures sur le site de l’Assemblée nationale. 

Les signatures de cette pétition, datant du 10 juin 2026, ont explosé à partir de fin octobre, après l’attentat raciste de Trappes. 

Le particulier, auteur de la pétition, considère que « CNews n’est pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande. Depuis 2019, elle cumule 27 rappels à l’ordre et 630 000 euros d’amendes. C’est le record absolu de l’audiovisuel français. »

La règle est qu’à partir de 500 000 signatures, les pétitions citoyennes peuvent faire l’objet d’un éventuel débat dans l’hémicycle, à condition que les paraphes soient issus d’au moins 3 départements ou collectivités d’outre-mer. 

Il s’agit d’une possibilité pour l’Assemblée nationale et non d’une obligation.

Ce mardi à 14 h 15, une réunion du bureau de la commission des affaires culturelles et de l’éducation est convoquée pour « évoquer ce sujet ». Le bureau, composé de neuf députés issus de différents groupes politiques, pourra décider de l’avenir de cette pétition : soit en proposant à la commission de la classer sans suite, soit d’y nommer un rapporteur qui proposera, sur la base d’un rapport, l’issue de cette pétition lors d’une prochaine réunion. 

Dans l’optique où cette pétition ferait l’objet d’un débat au sein de l’Assemblée nationale, ce débat n’aboutira pas à la fermeture de CNews. En effet, les pétitions citoyennes permettent d’attirer l’attention sur certains sujets dont peuvent se saisir les députés. Toutefois, en tant que telles, les pétitions n’ont aucune conséquence directe.  

Sollicitée par l’Agence France-Presse, CNews a réagi : « Nous ne ferons pas de commentaires ».