Cette semaine, la mobilisation lycéenne, originellement née mi-septembre, dans le Val-de-Marne, continue en France. 

Face à ces mobilisations, de nombreux mineurs se retrouvent placés en garde à vue. Pour rappel, la garde à vue est une mesure privative de liberté qui, concernant les mineurs, est strictement réservée aux jeunes d’au moins 13 ans soupçonnés d’avoir commis un crime ou un délit passible d’une peine de prison. 

Dans un communiqué de presse, le ministre de la Justice a recensé plus de 5 000 gardes à vue et 14 personnes en détention provisoire depuis le début du mouvement. Plus précisément, 5 060 individus ont été placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation. Parmi eux, 87 % sont mineurs (4 406 individus) et 13 % sont majeurs (654 individus). À ce stade, 1 802 personnes font l’objet de poursuites. 

Selon de nombreux médias, les avocats dénoncent les gardes à vue menées depuis le début de la mobilisation. Ils condamnent le recours à des « violences physiques, des insultes et des tentatives d’humiliation de la part de policiers ». Les avocats disent voir les mineurs « terrorisés ». Ils déplorent également les conditions d’accès au droit à un avocat et la minimisation du droit au silence. 

De plus, de nombreuses décisions de classement sans suite sont prises à l’issue de la durée maximale de la garde à vue. À cet égard, les avocats évoquent des gardes à vue fondées sur des « dossiers vides ».