Ce mercredi 28 octobre, le tribunal administratif de Paris a annulé l’exclusion temporaire de huit mois prononcée par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à l’encontre d’une infirmière refusant d’enlever son calot, estimant notamment que les règles d’hygiène ne permettaient pas de l’interdire. 

Majdouline B., infirmière à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris depuis 2018, a été licenciée en novembre 2025 par l’AP-HP qui lui reprochait de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot. Un calot est un équipement de protection en tissu habituellement porté au bloc opératoire ou en réanimation. 

Cette infirmière a demandé au TA de Paris d’annuler cette sanction disciplinaire l’excluant pendant huit mois de ses fonctions, avançant deux arguments : le port d’un calot ne va pas à l’encontre des règles d’hygiène, et le refus de se conformer aux instructions de sa hiérarchie lui demandant de retirer son calot ne constitue pas une faute disciplinaire. 

Le TA de Paris a relevé que les règles d’hygiène ne permettaient pas d’interdire le port d’un calot. Le tribunal a également estimé que le refus d’obéir à l’ordre de le retirer ne pouvait, à lui seul, justifier cette sanction. 

Selon le TA, les sanctions contre l’infirmière refusant d’ôter son calot étaient donc « disproportionnées ».