En bref
Une juge de la CPI sous sanctions américaines appelle au soutien des États
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La Cour pénale internationale (CPI) « traverse une crise sans précédent, c’est la première fois dans la vie du droit international que l’on menace de détruire une institution de cette envergure ». Tels sont les mots employés par la juge Alapini-Gansou, seconde vice-présidente de la CPI, au lendemain du discours prononcé par Donald Trump, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), organe de l’ONU, à l’occasion de l’ouverture de sa 81ème session.
Durant son discours, le président américain a réitéré son opposition à l’existence même de cette institution. À cet égard, il a appelé « tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle ».
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Cette forte opposition s’illustre notamment par le nombre de sanctions déployées à l’égard des juges de la CPI. Aujourd’hui, « deux tiers des juges » de la CPI sont visés par de telles sanctions imposées par les États-Unis. Depuis le 5 juin 2025, la juge Alapini-Gansou est sanctionnée pour son rôle dans le dossier de l’émission d’un mandat d’arrêt à l’égard de Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, son ancien ministre de la Défense.
Face à une telle situation, la juge Alapini-Gansou appelle les États à agir contre les attaques visant la CPI. Elle déplore la situation dans laquelle se trouve cette institution, chargée de juger les crimes les plus graves, et souligne l’importance de la CPI pour rendre justice aux victimes de crimes internationaux.
Elle invite les États à joindre, leurs discours de soutien lors de la 81ème réunion de l’AGNU, « d’actes concrets ».