L’Autorité de la concurrence valide le rachat du groupe JOA par la société Banijay Gaming
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Le gendarme français de la concurrence autorise Banijay Gaming (Betclic), filiale de Lov Group, active dans le secteur des jeux d’argent en ligne, à prendre le contrôle exclusif du groupe JOA, qui exploite 33 casinos en France. C’est la première fois que l’Autorité analyse une opération faisant naître un acteur présent à la fois dans le secteur des casinos en dur et celui des jeux d’argent et de hasard en ligne.
L’Autorité de la concurrence s’est penchée sur le rachat du groupe JOA, principalement présent dans le secteur des casinos, par Banijay Gaming, à travers sa marque Betclic, connue pour ses activités dans le domaine des jeux d’argent en ligne, notamment les paris sportifs et hippiques, les jeux de casino et le poker.
Alors que la légalisation des casinos en ligne en France fait l’objet de discussions depuis plusieurs années, l’Autorité n’a toutefois pas jugé cette hypothèse suffisamment plausible, au regard de ses lignes directrices, pour envisager les effets d’un tel scénario sur l’opération analysée.
L’Autorité de la concurrence s’est en revanche interrogée sur les effets du rapprochement des deux sociétés sur les marchés du poker en ligne et des casinos en dur. L’instruction a révélé l’existence d’une convergence entre les joueurs de poker en ligne et ceux qui fréquentent les casinos, et ce, en dépit des différences entre ces deux pratiques. Consultée par l’Autorité de la concurrence, l’Autorité nationale des jeux confirme qu’il existe « une appétence du joueur de poker à changer de canal, du casino et du jeu en ligne et inversement ». Ce phénomène s’explique également par « le rajeunissement de la clientèle des casinos », qui « participe à une certaine convergence des populations de joueurs en ligne et dans les casinos », explique l’Autorité dans son communiqué.
Quelle conséquence pour le marché ? La nouvelle entité pourrait être tentée de développer une stratégie commerciale de « couplage » entre ces différentes activités et ainsi d’écarter des concurrents. Toutefois, au regard des parts de marché détenues par les parties, de la présence de concurrents importants sur ces marchés et de la faible part que représente le poker dans l’activité des casinos exploités par JOA, l’Autorité écarte tout risque d’atteinte à la concurrence. Elle donne ainsi son feu vert à l’opération sans conditions.