Attentat de Trappes : le Parquet national antiterroriste ouvre une information judiciaire
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Kevin T., suspecté d’avoir perpétré l’attentat raciste des Yvelines ayant tué Pengo Bossio Wangi et blessé sept autres personnes, a été transféré dans la nuit du 28 au 29 octobre au tribunal judiciaire de Paris, en vue de son éventuelle mise en examen.
Ce jeudi 29 octobre, lors d’une conférence de presse, le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé avoir ouvert une enquête judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de l’appartenance vraie ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée », ainsi que pour « tentative de destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en relation avec une entreprise terroriste » à l’encontre du suspect.
Kévin T. est également visé des chefs d’« acquisition, transport et détention non autorisée de matériel de guerre, armes, munitions et de leurs éléments de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste », et d’« association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes ».
Le parquet a également requis le placement en détention provisoire du suspect.
Lors de cette même conférence, Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste, a annoncé que Kevin T. avait reconnu, en garde à vue, avoir ciblé des personnes « de type musulman ou nord-africain » et avoir choisi Trappes comme cible, car il s’agissait selon lui d’un « repaire d’islamistes ». Le suspect reconnaît les faits et leur préméditation, mais conteste « toute intention terroriste, considérant son action comme légitime », et déclare « n’éprouver aucun regret ».