Le 25 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a autorisé le président américain et son administration à relancer leur politique consistant à empêcher les immigrants de franchir la frontière avec le Mexique afin de déposer une demande d’asile sur le territoire américain. 

Cette politique avait été lancée en 2016 à la fin du mandat de Barack Obama puis généralisée et renforcée lors du premier mandat de Donald Trump. Joe Biden avait cependant abandonné cette mesure en 2021. 

A ce jour, la loi sur l’immigration prévoit qu’un immigré peut déposer une demande d’asile « lorsqu’il arrive aux Etats-Unis ». Selon une cour fédérale en 2024, un individu est considéré comme « arrivé » sur le territoire, dès lors qu’il se présente à un responsable américain à la frontière, même si la rencontre a lieu au Mexique. 

La Cour suprême, à majorité conservatrice, a jugé qu’un « étranger présent au Mexique arrive aux Etats-Unis non pas en tentant en vain de poser le pied dans ce pays », mais « seulement lorsqu’il franchit la frontière ». 

Les juges ont ainsi conclu que la loi sur l’immigration « ne l’autorise ni à demander l’asile ni n’exige qu’un agent de l’immigration l’examine ». 

La juge Sonia Sotomayor a, quant à elle, reproché une interprétation excessivement littérale du texte et une « obsession d’un seul mot : « dans » ». 

Par ailleurs, la Cour suprême a également autorisé, à l’occasion d’une seconde décision, la révocation du statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficient les migrants haïtiens et syriens pour des raisons humanitaires. Cette décision rend possible l’expulsion d’environ 350 000 Haïtiens et de plus de 6 000 Syriens.