Ce lundi 5 octobre 2026 s’ouvre à la cour d’assises de Paris, le procès de Rohan Rane, un homme de 29 ans, jugé notamment pour des tortures sexuelles commises sur des mineures. 

Il lui est reproché d’avoir été le donneur d’ordres d’un groupe masculiniste sur Discord, de 2019 à 2021, par le biais duquel des jeunes filles, pour la quasi-totalité mineures, auraient été forcées de se livrer à des actes sexuels et à des mutilations. 

Malgré les demandes de publicité de l’avocat des parties civiles et des associations de protection de l’enfant, la cour d’assises de Paris a ordonné le huis clos. Elle justifie cette décision par la minorité des victimes, les potentielles atteintes aux mœurs que pourrait provoquer ce procès et pour des raisons de sécurité avancées par les autorités américaines. 

Cet ancien étudiant, alors âgé de 22 ans au moment des faits, aurait dirigé une communauté en ligne composée d’hommes fascinés par l’ultraviolence. Il ferait partie du mouvement extrémiste nihiliste violent ; qui désigne une forme émergente de radicalisation en ligne où la violence est une fin en soi. 

Au procès, cinq victimes américaines se sont constituées partie civile, et témoigneront par visioconférence. Toutefois, il y a en réalité davantage de victimes, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. 

Les chefs d’accusation conduits à son égard sont les suivants : « torture ou acte de barbarie sur mineur », « détention et diffusion » d’images pédocriminelles, « incitation d’un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle », « corruption de mineur » ou encore « extorsion en bande organisée ». Il pourrait encourir la réclusion criminelle à perpétuité à la condition que des circonstances aggravantes soient retenues.