Dans son rapport d’activité 2025 publié le 29 avril, le Conseil supérieur de la magistrature met en garde contre une « montée d’un populisme anti-justice et anti-juges ». Ses présidents, Christophe Soulard et Rémy Heitz, pointent la multiplication de prises de position politiques visant non seulement des décisions de justice, mais aussi des actes d’instruction ou de poursuite.

Le CSM relève une évolution des attaques, désormais plus personnalisées et émanant parfois d’acteurs extérieurs aux affaires concernées. Selon l’institution, ces dérives fragilisent la séparation des pouvoirs, l’État de droit et, in fine, la légitimité des institutions.

L’instance rappelle que la critique des décisions judiciaires demeure légitime en démocratie, tout en soulignant la nécessité de protéger les magistrats pour préserver les fondements républicains. Elle appelle enfin les responsables judiciaires et politiques à réaffirmer l’indépendance et l’impartialité de la justice.

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