Au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn, le Parquet National Financier a requis contre l’ex-ministre quatre ans de prison dont deux ans ferme sous bracelet électronique, cinq ans d’inéligibilité, cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction publique ainsi que la profession d’avocat. Le tout avec exécution provisoire.

Le PNF réclame également le versement de 450 000 euros d’amende et la confiscation de 900 000 euros sur son patrimoine.

Poursuivie pour corruption passive et trafic d’influence passif, Rachida Dati est soupçonnée d’avoir noué avec l’ex-PDG de Renault-Nissan un « pacte de corruption » et fait du lobbying pour le constructeur automobile au Parlement européen lorsqu’elle y siégeait en tant qu’eurodéputée. En échange, Carlos Ghosn lui aurait versé 900 000 euros entre 2010 et 2012.

Si le tribunal suit les réquisitions du Parquet, l’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris risque de perdre son mandat en raison de la peine d’inéligibilité, dont l’exécution provisoire a été requise. Son retour dans la magistrature pourrait également être compromis par l’interdiction de la fonction publique demandée par le Parquet.

A l’encontre de Carlos Ghosn, le PNF requiert quatre ans de prison et le maintien de son mandat d’arrêt.