Les recommandations de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, concernant l’établissement pénitentiaire pour mineurs de la Valentine, à Marseille, ont été publiées au Journal officiel du 29 août 2025.

Au cours d’une inspection de la prison du 7 au 11 juillet, la Contrôleure générale, accompagnée de cinq autres inspecteurs, a constaté « de nombreux dysfonctionnements entraînant des atteintes graves aux droits des adolescents qui y sont détenus ».

À la suite de cette inspection, Madame Simonnot a transmis, le 31 juillet, au ministère de la Justice un rapport contenant des recommandations, en lui donnant quatre semaines pour y répondre.

Pour la Contrôleure générale, « Des mesures urgentes doivent être prises pour remédier, d’une part, à l’indignité des conditions matérielles de détention et, d’autre part, aux conséquences catastrophiques de la démobilisation et de l’absence du personnel pénitentiaire et éducatif. »

Outre « les dysfonctionnements ou insuffisances affectant l’équipement de la cellule » ou encore l’arrêt de la distribution mensuelle de produits d’hygiène corporelle, la Contrôleure générale a également « relevé une pratique gravement attentatoire aux droits fondamentaux des mineurs détenus, dénommée « mise en grille ». Cette pratique consiste à enfermer un adolescent dans l’un des trois locaux barreaudés, dépourvus d’assise, de point d’eau potable et de WC, situés dans le bâtiment disciplinaire, où aucune surveillance continue n’est assurée », et qui a pour objectif de punir les jeunes détenus.

Ainsi, « Face à la gravité de ces constats, seule la fermeture, au moins partielle, de l’établissement apparaît de nature à permettre son rétablissement, au prix d’une refondation intégrale de son fonctionnement », selon Dominique Simonnot.

Selon les informations de France Inter, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a répondu par courrier à la Contrôleure générale afin de lui confirmer qu’il avait « diligenté une inspection de l’établissement, confiée à l’Inspection générale de la justice », qui doit lui remettre « sous un mois un rapport provisoire qui analysera le plan d’action mis en place par l’administration pénitentiaire et la protection judiciaire de la jeunesse pour remédier aux constats réalisés ».

Retrouvez le rapport ici.