Devant la Cour d’appel de Paris, le parquet général a requis, mardi 3 février, la confirmation des déclarations de culpabilité prononcées en première instance dans le dossier dit des assistants parlementaires européens du Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN), ainsi que le prononcé de peines d’inéligibilité à l’encontre de plusieurs prévenus, dont Marine Le Pen. 

S’agissant de Marine Le Pen, le ministère public a requis quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme aménageable, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, sans solliciter l’exécution provisoire de cette peine complémentaire.

Le parquet a confirmé les condamnations visant d’autres prévenus et a soutenu que les faits poursuivis caractérisaient un mécanisme organisé de détournement de fonds européens, excluant toute qualification de simple dysfonctionnement administratif, et relevant d’une structuration assumée et durable au sein du parti.

La décision de la Cour d’appel de Paris est attendue avant l’été.

Retrouvez le dossier sur l’Affaire des assistants parlementaires du RN ici.