Procès de Rima Hassan : les réquisitions du parquet
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Ce lundi 19 octobre 2026 a débuté le procès de l’eurodéputée LFI Rima Hassan pour apologie du terrorisme à la suite d’un tweet posté le 26 mars, depuis supprimé. Ce tweet citait Kozo Okamoto, un Japonais combattant pour la cause palestinienne et l’un des auteurs de l’attentat responsable de la mort de 26 personnes en 1972 à l’aéroport de Tel-Aviv (pour plus d’informations : ici).
Le parquet a requis, mardi 20 octobre, 10 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité à l’encontre de Rima Hassan, l’eurodéputée de la France Insoumise.
La qualification pénale « d’apologie du terrorisme » permet de contourner l’immunité parlementaire dont Rima Hassan se réclame dans cette procédure. En effet, comme les députés français, les députés européens jouissent d’une immunité parlementaire similaire, prévue à l’article 26 de la Constitution française. Toutefois, cette immunité ne peut être invoquée en cas de flagrant délit. En l’espèce, le parquet de Paris a considéré que l’immunité parlementaire ne s’appliquait pas aux faits reprochés à Rima Hassan, puisqu’il s’agit d’un flagrant délit.
Lors de sa prise de parole, Rima Hassan s’est présentée comme l’élue la plus poursuivie de la Vème République en raison de ses prises de positions politiques. Elle fait également valoir que son « expression politique est protégée par l’immunité parlementaire et ne devrait faire l’objet d’aucune pression ».
Pour rappel, les juges du siège ne sont pas tenus de suivre les réquisitions du parquet.
Le délibéré du tribunal sera rendu le 30 novembre 2026.