350 chercheurs demandent un moratoire sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
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Près de 350 chercheurs du monde entier ont publié une lettre ouverte, ce lundi 2 mars, dans laquelle ils demandent un moratoire sur les dispositifs de vérification d’âge en ligne. Originaires d’une trentaine de pays, les auteurs sont des professeurs, chercheurs et docteurs d’universités ou de grandes écoles. Ils conseillent d’attendre « jusqu’à ce qu’un consensus scientifique se dégage sur les avantages et les risques que les technologies de vérification de l’âge peuvent apporter ».
Face aux perspectives européennes d’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, ils font part d’une « grande inquiétude ». Ils alertent sur les risques d’augmentation des inégalités et des discriminations que présentent une telle interdiction. Ils soulignent également que « les technologies d’estimation et d’inférence de l’âge sont très intrusives en matière de vie privée ». Plutôt que d’interdire en fonction de l’âge, les auteurs préconisent de s’attaquer « à la racine du problème », comme les algorithmes des réseaux sociaux.
En France, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été votée fin janvier par l’Assemblée nationale, mais elle doit encore être examinée par le Sénat.