Le gouvernement espagnol et l’Église catholique ont signé, jeudi 8 janvier, un accord visant à indemniser les victimes d’abus sexuels commis par des religieux comprenant aussi les faits prescrits. 

Paraphé par le ministre de la Justice, Félix Bolaños et la Conférence épiscopale espagnole (CEE), le texte prévoit « la réparation intégrale des victimes d’abus sexuels survenus au sein de l’Église ».

Le ministre a salué un dispositif destiné à « solder une dette historique morale que nous avions envers les victimes d’abus», reconnaissant des décennies de « silence » et de « dissimulation ». Les indemnisations seront financées par l’Église et exonérées d’impôts. Le mécanisme, qui entrera en vigueur dans un mois, confiera l’examen des demandes au défenseur du peuple, avec la possibilité de réparations « économique, morale, psychologique, restauratrice ou même les quatre simultanément ». En cas de désaccord, une commission mixte État-Église-victimes sera saisie.

Un rapport officiel publié en 2023 estimait que plus de 200 000 mineurs pourraient avoir été victimes d’abus sexuels dans des cadres religieux depuis 1940.