Ce mardi 20 octobre, les députés polonais ont adopté deux textes de loi assouplissant le droit à l’avortement, une réforme à laquelle la présidente polonaise souhaite opposer son veto présidentiel. 

En Pologne, l’avortement n’est autorisé que dans deux cas : si la grossesse résulte d’un acte criminel ou si elle met en danger la vie ou la santé de la mère. 

Le premier projet de loi décriminalise partiellement l’IVG et l’assistance à l’avortement, actuellement passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Ce projet a été adopté de justesse, avec 217 députés sur 433 votant pour, 213 contre, et les autres s’abstenant ou ne participant pas au vote.

Le deuxième projet de loi vise à revenir sur une décision de 2020 du tribunal constitutionnel polonais qui a rendu l’avortement illégal en cas de graves malformations du fœtus. Ce texte a été adopté avec un écart plus net de 30 voix.