Le 12 février, à l’occasion de la niche parlementaire du groupe écologiste, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à élargir la protection des personnes signalant des faits de narcotrafic.

Le texte étend le dispositif existant de protection des victimes, témoins et repentis à des individus qui ne sont pas engagés dans une procédure judiciaire, mais qui sont menacés en raison d’informations transmises. Les services locaux de police et de gendarmerie seraient chargés de mettre en œuvre ces mesures, avec la possibilité de saisir un service national en cas de menace grave.

Les protections prévues vont de l’inscription d’un numéro sur une ligne prioritaire à l’attribution d’une identité d’emprunt, en passant par une protection rapprochée ou un téléphone grave danger.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est opposé à cette proposition, estimant que le droit actuel permet déjà à l’État d’assurer la protection de toute personne effectivement menacée.

Retrouvez la proposition de loi ici.