Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a reçu le soutien de l’Union européenne après la menace de Donald Trump de « cesser tout commerce avec l’Espagne », ce mercredi 4 mars.

Contrairement au Royaume-Uni, l’Espagne n’a pas autorisé l’utilisation par les États-Unis de bases militaires situées en Andalousie. Ces deux bases ont été installées dans le cadre d’un accord entre l’état américain et l’ex-dictateur espagnol, Franco, en 1953. Suite à ce refus, Donald Trump a menacé de « couper tout commerce avec l’Espagne » et d’imposer un « embargo ».

Après plusieurs semaines de négociations infructueuses, les États-Unis ont déclenché conjointement avec Israël l’opération « Epic Fury » le samedi 28 février. Entre le 28 février et le mardi 3 mars, 787 personnes sont mortes dans les bombardements en Iran tandis que six soldats américains ont été tués.

Le Premier ministre espagnol, critique envers les États-Unis et Israël, a déclaré que « la position du gouvernement de l’Espagne se résume à un non à la guerre ». Il a également précisé : « Nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde et qui est également contraire à nos valeurs et à nos intérêts, simplement par peur des représailles ».

En réaction à ces échanges, un porte-parole européen affirme que « la Commission va s’assurer que les intérêts de l’Union soient pleinement protégés. Nous sommes solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens et sommes prêts à réagir si nécessaire ». Il ajoute que la Commission « attend des États-Unis qu’ils respectent entièrement leurs engagements ».