Ce lundi 19 octobre ont débuté en France les comparutions immédiates. Cette procédure permet de faire juger rapidement un prévenu à l’issue de sa garde à vue. Elle s’applique uniquement aux majeurs et à certains délits. Le prévenu doit consentir à une telle procédure. 

Selon le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur les 2 513 placements en garde à vue, plus de 500 personnes ont été déférées au tribunal pour être présentées en comparution immédiate dans la semaine. Lundi 19 octobre, 67 personnes avaient déjà été incarcérées. 

De nombreux médias rapportent que les juges ont fait preuve de sévérité lors de cette première journée de comparutions immédiates. Gérald Darmanin a annoncé avoir « demandé à l’ensemble des parquets de France d’avoir une extrême fermeté et d’être impitoyables envers les casseurs et ceux qui ont organisé l’attaque des bâtiments publics, des commerces et des forces de l’ordre ». 

Sur le plateau de TF1, Gérald Darmanin a également annoncé avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ». Cette qualification permettrait de prolonger les gardes à vue au-delà de 48 heures, jusqu’à 72 heures. Ce régime permettrait également de recourir à des actes d’enquête beaucoup plus intrusifs dans la vie privée, tels que des géolocalisations et des écoutes téléphoniques, qui permettent de savoir où se trouvaient les personnes accusées de pillage. La reconnaissance faciale va également être utilisée.