Ce vendredi 6 mars au matin, Israël a bombardé la banlieue sud de Beyrouth.

Ces frappes interviennent après le bombardement de centaines de sites en Iran, depuis le 28 février, tuant notamment le guide suprême iranien Ali Khamenei. En représailles, le Hezbollah, groupe paramilitaire islamiste libanais allié de l’Iran, a tiré plusieurs missiles sur Israël.

Dès le mardi 3 mars, l’armée israélienne a progressé d’un kilomètre sur le territoire libanais et se maintient sur cinq positions. Le jour suivant, elle a affronté au sol des forces du Hezbollah dans la ville de Khiam située à 6 kilomètres de la frontière entre le Liban et l’État hébreu. Le même jour, Emmanuel Macron appelait Benyamin Nétanyahou « à préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre ».

Le chef d’État-major israélien précise que les forces israéliennes ont reçu l’ordre « d’avancer et d’étendre la zone de contrôle le long de la frontière, tout en établissant des positions à des points-clés dans le sud du Liban ». L’armée libanaise quant à elle a reculé de 10 kilomètres.

Le même jour Israël diffusait un ordre d’évacuation concernant les zones comprises entre la frontière du sud Liban et le fleuve Litani. Une distance allant de quatre à trente kilomètres sépare le fleuve de la frontière, ce qui représente 8 % du territoire du pays envahi.

L’objectif est de créer une « zone tampon, comme nous l’avions promis, entre notre population et toute menace » le porte-parole de l’armée israélienne, ce qui permettrait de protéger la population israélienne d’attaques et d’infiltrations du Hezbollah. Il explique que « les activités du Hezbollah dans la région obligent l’armée de défense à agir contre lui en force, en ciblant ses infrastructures militaires ». Les institutions sociales du groupe islamiste sont également visées.

Jeudi 5 mars, l’État hébreu lançait un appel à évacuer la banlieue sud de la capitale libanaise. Près de 300 000 personnes auraient évacué la ville selon l’armée israélienne. Le soir du même jour, le ministère libanais de la santé comptait 123 personnes tuées et 683 blessées depuis lundi.

Ce matin, de nouveaux appels à évacuer ont été diffusés alors que le Hezbollah tentait de toucher des positions de l’armée de l’État hébreu près de la frontière à l’aide de missiles. Des bombardements ont eu lieu dans l’est et le sud et sur la banlieue sud de Beyrouth.