Le parquet de Paris a ouvert lundi 5 janvier une enquête dite « miroir » après l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An. Pour rappel, le sinistre a fait 40 morts et 116 blessés, dont neuf personnes décédées et vingt-trois blessées de nationalité française.

L’objectif de cette procédure est « d’offrir une main tendue aux victimes et à leurs familles », a expliqué mardi sur franceinfo Laure Beccuau, procureure de la République de Paris. « Le fait d’ouvrir une enquête miroir va permettre que nous soyons ce point de contact pour l’ensemble des familles des victimes », a-t-elle précisé, afin d’éviter toute incompréhension liée aux démarches judiciaires transfrontalières.

Cette pratique apparaît fréquemment dans les affaires d’accidents collectifs : elle permet au parquet français d’ouvrir une enquête en appui de faits survenus à l’étranger, afin d’assurer un relais pour les victimes françaises et leurs proches, de centraliser les informations et de répondre aux éventuelles demandes d’entraide judiciaire des autorités étrangères.

Si les autorités suisses restent seules compétentes pour établir les responsabilités, le parquet de Paris se dit prêt à intervenir à leur demande.