Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi 13 janvier, le lancement d’un « projet de loi d’urgence agricole », qui sera présenté en Conseil des ministres en mars et examiné par le Parlement avant l’été. Le texte portera sur plusieurs axes prioritaires, notamment l’eau, la prédation du loup et les moyens de production.

Dans un message publié sur X, le chef du gouvernement a estimé que « la souveraineté agricole ne peut pas n’être qu’un slogan », dénonçant « trop de règles complexes » et une « accumulation de normes ». Outre ce projet de loi, l’exécutif annonce un moratoire sur les décisions liées à la politique de l’eau jusqu’à sa présentation, l’absence de hausse de la redevance pour pollutions diffuses pour les agriculteurs dans le budget 2027, ainsi qu’une demande adressée à la Commission européenne pour faire évoluer le cadre sur les nitrates.

Le gouvernement prévoit également un renforcement de l’épargne de précaution et des mesures fiscales complémentaires, qui « sera déposé ce soir par voie d’amendement. Il est désormais soumis au vote du Parlement. Il ne pourra entrer en vigueur qu’avec l’adoption d’un budget ».