Le Parlement algérien a finalement adopté, lundi 9 mars, un texte sur la criminalisation de la colonisation française, mais sans inclure les demandes d’excuses et de réparations initialement envisagées.

Dans sa version définitive, le texte conserve toutefois une disposition importante : la mise en place de mesures de compensation pour les victimes des essais nucléaires réalisés par la France en Algérie durant la période coloniale.

Cette adoption marque l’aboutissement d’un processus législatif entamé à la fin de l’année 2025. Le 24 décembre, l’Assemblée populaire nationale, la chambre basse du Parlement algérien, avait approuvé une première version du projet. Celle-ci visait notamment à faire reconnaître par l’État français « la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées ».

Mais lors de son examen par la chambre haute, le Conseil de la nation, plusieurs réserves avaient été exprimées, en particulier sur les dispositions exigeant des excuses officielles et des réparations de la part de la France.

Ces demandes n’ont finalement pas été retenues dans la version adoptée ce lundi.