La Commission européenne a annoncé, lundi 26 janvier, l’inscription de WhatsApp sur la liste des « très grandes plateformes en ligne », déclenchant l’application de règles renforcées au titre du droit européen des services numériques. Les nouvelles obligations ne concerneront toutefois pas les fonctionnalités de messagerie privée.

Cette désignation fait suite à la publication par l’entreprise d’un rapport de transparence indiquant que les chaînes WhatsApp dépassaient le seuil de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union européenne (UE). WhatsApp devient ainsi la troisième plateforme du groupe Meta à se voir appliquer ce statut, après Facebook et Instagram.

À compter de leur désignation, les plateformes disposent d’un délai de quatre mois pour se mettre en conformité avec les exigences prévues par le règlement sur les services numériques (Digital Services Act). Ces mesures permettent de lutter contre les atteintes à la liberté d’expression, les manipulations électorales, la diffusion de contenus illégaux et les violations de la vie privée.

En cas de manquements, les entreprises s’exposent à des sanctions pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial, voire à une interdiction d’opérer sur le marché européen en cas d’infractions graves et répétées.