Le député Louis Boyard a été relaxé, mercredi 21 janvier, par le Tribunal correctionnel de Paris dans la procédure en diffamation engagée contre lui par l’animateur Cyril Hanouna. 

La 17ème chambre correctionnelle, spécialisée dans le contentieux de la presse, a estimé que les propos poursuivis relevaient du « débat d’idées » rejetant l’ensemble des demandes d’indemnisation du plaignant.

La juridiction a notamment retenu que le contexte de l’émission télévisée diffusée en novembre 2022, marquée par de fortes tensions et de nombreuses interruptions, devait être pris en compte dans l’appréciation des propos tenus. 

Elle a par ailleurs considéré que Cyril Hanouna ne pouvait se prévaloir d’une atteinte à l’honneur fondée sur des règles déontologiques journalistiques, dès lors qu’il ne revendique pas la qualité de journaliste.

Pour rappel, Louis Boyard avait fait des déclarations sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste (C8), au cours desquelles il avait critiqué les activités de Vincent Bolloré en Afrique. Cyril Hanouna avait été condamné le 20 février 2025 à une amende de 4 000 euros pour des propos injurieux tenus à l’encontre du député lors de la même émission.