Prix Debouzy

Remise du 4ème prix Olivier Debouzy

Le Club des juristes a le plaisir d’annoncer que le 4ème prix Olivier Debouzy a été attribué à l’ouvrage collectif « Deals de justice – Le marché américain de l’obéissance mondialisée » publié aux éditions PUF sous la direction d’Antoine Garapon et de Pierre Servan-Schreiber. 

Après un appel à participation, le Club des juristes a reçu 39 candidatures : livres, mais également thèses, articles, revues, sites Internet, blogs et MOOC ont été candidats au prix de l’agitateur d’idées juridiques de l’année.

Pour cette 4ème édition, le jury, présidé par Jean-François Cirelli (Vice-Président et Directeur général de GDF/Suez) était composé d’éminentes personnalités du droit, de l’université, de l’entreprise et des institutions : Thomas Andrieu (Directeur des libertés publiques et des affaires juridiques au secrétariat général du ministère de l’Intérieur), Thierry Derez (Président directeur général de Covéa), Nicolas Guérin (Directeur juridique d’Orange), Marc Guillaume (Secrétaire général du Conseil constitutionnel), Christophe Jamin (Directeur de l’école de droit de Sciences Po et Lauréat du prix Olivier Debouzy 2013), Corinne Luquiens (Secrétaire général de l’Assemblée nationale et de la Présidence), Nicolas Molfessis (Professeur de Droit à l’Université Paris II (Panthéon-Assas) et Secrétaire général du Club des juristes) et Christian Pierret (Avocat associé, August & Debouzy).

Après examen des différentes candidatures, le jury a décidé à l’unanimité que le 4ème prix Olivier Debouzy serait attribué à l’ouvrage « Deals de justice – Le marché américain de l’obéissance mondialisée » pour sa thématique originale particulièrement en prise avec l’actualité comme en témoigne l’affaire BNP, et la grande qualité des contributions qui le composent.

La remise du prix s’est tenue le mardi 17 juin au Cercle de l’Union Interalliée.

Deals-de-justice

Présentation de l’ouvrage :

Voici un livre original, le premier en langue française de ce type : autour d’un objet tout à fait inédit. Il réunit des auteurs qui le sont rarement : un juge, des avocats et un philosophe. De quoi s’agit-il ? D’analyser une pratique nouvelle des autorités américaines à l’égard  des multinationales suspectées d’irrégularités. Elle consiste à user de la puissance du marché américain et de la menace du procès pénal pour les amener à accepter de mener des enquêtes internes à leurs propres frais (alors qu’elles étaient auparavant à la charge de la puissance publique), à s’acquitter d’une amende colossale et à accepter la présence d’un monitor qui vérifiera la mise en conformité de l’organisation interne de l’entreprise. Cette nouveauté est déroutante à plus d’un titre : pour les avocats qui doivent se mettre au service des autorités américaines aussi bien que de leur client, pour les juges qui sont écartés d’affaires très importantes, pour les entreprises qui doivent se faire leur propre policier, leur propre procureur et leur propre juge. Le livre voit dans cette pratique une nouvelle forme d’obéissance mondialisée, où le pouvoir judiciaire et le pouvoir économique américain se conjuguent pour discipliner les entreprises dans un contexte mondialisé.

Parution : 16 octobre 2013 aux éditions PUF

Antoine Garapon est magistrat et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice.

Pierre Servan-Schreiber est avocat aux barreaux de Paris et de New York. Il est spécialisé dans les dossiers stratégiques pour les groupes internationaux.