Expert

Aurélien Hamelle Directeur juridique de Total S.A

Spécialisé en droit pénal des affaires et financier, en droit pénal transnational et en droit de la presse, Aurélien Hamelle a exercé au sein des cabinets Freshfields Bruckhaus Deringer, Metzner Associés et Allen & Overy.

Il est intervenu dans de nombreuses affaires emblématiques de ces dernières années dont l’affaire dite « pétrole contre nourriture » dans le cadre de la violation de l’embargo de l’ONU sur l’Irak au début des années 2000, l’affaire de délit d’initiés EADS, l’affaire du PSG ou encore dans l’affaire Clearstream.

Il a assisté des sociétés en France et en Europe confrontées à des enquêtes pour corruption, blanchiment d’argent ou violation des régimes d’embargos et sanctions internationales. Il est également régulièrement intervenu dans des affaires d’extradition et de mandat d’arrêt européen. En droit de la presse, il a notamment défendu les intérêts du couple princier britannique dans son affaire contre Closer et du couturier John Galliano.

Aurélien Hamelle est responsable de l’enseignement de contentieux pénal à l’Ecole de Formation du Barreau de Paris (EFB) et a été pendant plusieurs années chargé de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris sur le thème du blanchiment d’argent et du droit pénal transnational.

Aurélien Hamelle a été reconnu comme expert dans plusieurs publications, notamment par Who’s Who Legal 2014 en « Investigations » et « Business Crime » et par Best Lawyers en « Criminal Defense ».

Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et titulaire d’une maîtrise des sciences de gestion de l’Université Paris Dauphine et d’une maîtrise de droit des affaires de l’Université de Paris X Nanterre.

L'actualité de Aurélien Hamelle

  • 25 septembre 2017

    Correspondances électroniques

    Surveiller (et punir) les correspondances électroniques des salariés : la CEDH précise le cadre Le 12 janvier 2016, la quatrième section de la Cour européenne des droits de l’homme rendait un arrêt, adopté par une très large majorité de 6 juges sur 7, aux termes duquel elle considérait que l’Etat roumain n’avait pas violé le droit au respect de la vie privée du requérant, Monsieur Barbulescu. Ce dernier avait, à la demande de son employeur, créé un compte de messagerie…

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  • 29 mai 2017

    Prévoir le droit pour le promouvoir

    Des initiatives récentes menées par nos institutions font la promotion du droit dit romano-germanique. Cet effort « marketing » est nécessaire car les attraits du droit français ont souvent été sous-estimés dans sa comparaison avec la common law. Toutefois, on ne convaincra des acteurs économiques de soumettre leur contrat au droit français, d’y localiser le règlement juridictionnel de leurs différends, et plus généralement d’investir en France, qu’à la condition que le système juridique français dans son ensemble soit perçu comme prévisible. Et…

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  • 19 juillet 2016

    Say on pay ?

    L’actionnaire et la société, le contrat ou l’institution. Le projet de loi « Sapin 2 » , en cours de discussion parlementaire, pourrait, si l’Assemblée Nationale maintient sa position, introduire un nouvel article L.225-37-2 au Code de commerce afin de soumettre à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires les éléments de rémunération des dirigeants de sociétés cotées. Cette initiative parlementaire oublie toutefois que le droit des sociétés est marqué par une logique institutionnelle tenant compte des intérêts des diverses parties…

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  • 18 janvier 2016

    Normes anti-corruption

    Montrer le chemin pour prévenir la corruption internationale C’est un curieux décalage que le droit français donne à voir en matière de prévention de la corruption domestique, d’un côté, et de la corruption internationale, de l’autre, bien que l’une et l’autre soient évidemment incriminées par le code pénal (articles 433-1 et s. et 435-1 et s.). Sans s’attarder sur la brièveté de ces dispositions – caractéristique qui ne contribue pas à la sécurité juridique et à la prévisibilité – l’on…

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  • 14 avril 2015

    Loi Macron : la guerre des secrets ou l’inutile bataille

    Nul n’a pu échapper à la polémique soulevée en début d’année par l’introduction, dans le projet de loi Macron, d’un amendement visant à conférer en droit français un statut précis au « secret des affaires » et à définir des sanctions pénales en cas de violation de ce dernier. L’enjeu était de mieux protéger les actifs de nos entreprises dans un contexte de multiplication des actes de cybercriminalité et d’espionnage économique. En tant que tel, cet amendement, suffisamment consensuel pour être adopté…

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